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    Jean Eloir

    Jean Eloir.jpgNé à Jemappes le 3 juin 1921, Jean Eloir est l’unique garçon d’une famille de quatre enfants. Dès sa plus jeune enfance, il se fait remarquer par son esprit de tenace indépendance et un penchant marqué pour l’aventure.

    Il étudie à l’école moyenne de Jemappes et à la sortie de cette dernière il s’inscrit à l’Athénée de Mons mais arrivé en deuxième, Jean Eloir, qui possède toutes les qualités de l’homme complètement formé, veut donner libre cours à son esprit d’aventure et entre comme cadet à l’école de navigation à Anvers.

    Vint la guerre et avec elle la suspension, sur ordre de l’occupant, de la Direction et du Personnel et son remplacement par des professeurs ralliés au rexisme. Les sentiments patriotiques de jean Eloir sont affreusement blessés par cette inique décision et il en manifeste publiquement son mécontentement. Jean ne retournera plus à l’école qui fait l’objet de sa vocation.

    Pour échapper au travail obligatoire en Allemagne, il se fait engager au charbonnage de Bray.

    Il tente vainement de passer en Angleterre et devient alors combattant clandestin et se consacre au recrutement des hommes, au transport d’armes, aux distributions de journaux patriotiques.

     

    Il est arrêté à son domicile le 28 octobre 1942, emprisonné, torturé et condamné à mort aux motifs d’aide aux Alliés.

    Il est fusillé le 19 mai 1943 au Tir National à Schaerbeek et y inhumé, enclos des fusillés, tombe n° 36, rangée III.

    Il est ré inhumé à Jemappes, le 22 février 1945.

     

     

    Source :

    L’Echo de Jemappes

    Edition spéciale du 25 février 1945

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