Jemappes Passé-Présent - Page 6

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    Enseignants école moyenne - Athénée de 1957 à 1975

    Personnel enseignant/intérimaire, administratif et direction. Ecole moyenne de l’Etat- Athénée Royal - pour garçons et pour filles à Jemappes de 1957 à 1974 par ordre alphabétique...

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    Justin Pacifique Goffint, député originaire de Jemappes en 1830

    Justin Pacifique Goffint serait né à Jemappes le 9 aout 1798...

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    Les pionniers de l'œuvre de civilisation coloniale

    Plaques commémoratives du Congo - Hôtel de Ville – Jemappes.

    Vous êtes certainement passé des centaines et des centaines de fois devant ces plaques commémoratives, en façade de la maison communale, sans vous demander qui étaient ces personnages auxquels la commune a rendu hommage.

    Voici de quoi combler votre curiosité.

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    El' Musique de Bos...

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    EL MUSIQUE DE BOS 2.jpg

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    les géants

    Les géants ont été créés en 1902 pour « Dominique », (première sortie à carnaval 1902) à l’initiative d’une société de musique libérale « La Concorde » disparue depuis des décennies...

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    Jumelage Franco-Belge : Jemappes – Briare-le-Canal

    Le 2 septembre 1960, le Conseil communal de Jemappes...

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    Le carnaval

    Le plus ancien document relatif au folklore Jemappien date de 1840...

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    La cavalcade de Jemappes

    Des fêtes à Jemappes entre 1862 et 1914, il y a eu des dizaines, voire des centaines. Il serait utopique de vouloir les citer toutes à travers ce chapitre...

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    Vive d'Jumappes, à bas les Montois...

    Tout jemappien  a déjà entendu cette expression maintes et maintes fois. Mais d'où vient-elle exactement, s'agit-il d'un chant belliqueux, d'une déclaration de guerre envers nos voisins ?

    Lisez donc ce qui suit pour mieux comprendre son origine.

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    Le vieux chemin de Binche ou de Valenciennes

     « La rue de Hanneton sur Boussu faisait partie de la vieille route préhistorique qui reliait Valenciennes à Binche, par Estreux, Rombies, Marchipont, Baisieux, Elouges, Boussu, Hornu, Wasmes, Quaregnon, Flénu, Frameries, Cuesmes, Nouvelles, Asquillies, Harmegnies, Vellereille-le-Sec, Estinne-au-Mont, Waudrez et Binche.

    Sous les gallo-Romains, cette route deviendra en partie secondaire, la grande et unique voie de communication de notre contrée étant le chemin du vieux-Empire, lequel, selon C. Debove (Elouges, ses Antiquités et son histoire, Thulin, 1968), partant donc de Valenciennes, allait sur Angre, Baisieux (Carochette) et le mont d'Elouges pour pénétrer sur Boussu à la chapelle de Belle-Croix et emprunter alors le chemin d'Elouges, la rue Delmée et Renard et la rue Bergifossé pour se diriger vers les stations romaines de Wasmuel, Pâturages, etc.

    Nouveau changement d'itinéraire au moyen-âge.

    Il est alors question du «grand chemin de Mons à Valenciennes (ou à Condé) [...] suivant un tracé presque semblable au tracé préhistorique....» .[1]

     

    "Grand chemin de Mons à Valenciennes" au moyen-âge qui, dans le Borinage court à mi- pente de la rive droite (sud) de la rivière La Haine (sur une « basse terrasse », selon le géographe Louis Thiernesse), d'où l'on domine les alentours et la vallée de la Haine et l'on y circule au sec. Les quelques ruisseaux se traversaient à gué ou sur des ponts situés  près des moulins.

     

    On l'appelle Vieux Chemin de Binche sur Boussu, Hornu et Quaregnon, ou Vieux Chemin de Valenciennes, sur Frameries. La première appellation, la plus fréquente à l'heure actuelle, semble plus récente que la seconde[2].

    On en retrouve des vestiges tout au long de son parcourt sinueux, notamment : 

    Sur le territoire de Boussu et d'Hornu, la rue de Binche [3]; un lieu-dit "la haute borne" située sur son parcourt (et visible jusqu'avant 1940[4]) pourrait attester que ce parcourt était, comme d'autres, jalonné de bornes en pierres servant de poteaux indicateurs [5];

    Sur le territoire de Wasmes, il passe au bas du mont de Justice où se dressait les gibets, puis porte le nom de rue de Binche ;

    A la limite de Wasmes et de Quaregnon, il traverse le ruisseau de Wasmes au lieu-dit la Platinerie, où se trouvait avant 1880 un laminoir actionné par les deux roues hydrauliques primitives totalisant 12 chevaux une machine à vapeur de 25 chevaux[6];

    Il passe le ruisseau de Wasmes (l'Elwame) sur le pont Bordiau[7]  (qui est appelé "pont Aubourgniaux" sur d’anciennes cartes[8]), et traverse Quaregnon, suivant le tracé de la longue rue Achille Delattre autrefois appelée rue de Binche[9];

    A sa rencontre avec la rue Vandervelde (rue de Pâturages), il se trouve interrompu par le terril du Rieu-du-Coeur (exploité pour le schiste rouge par les frères Druart);

    Au delà du terril, on en retrouve un petit tronçon coupé par la chaussée de l'Espérance (N545), et de là, il passe par Six-Chemins à la limite de Quaregnon et de Flénu[10];

    Sur Frameries, il devient Chemin de Valenciennes, interrompu par la route axiale du Borinage (N550), et se poursuit au Sud de cette route pour arriver au quartier d’Ostène. Là, il passe au dessus d'une ancienne voie de chemin de fer (maintenant le Ravel) sur un étonnant pont à quatre branche portant les millésimes 1918 et 1919 sur les tympans, qui forme le croisement du vieux chemin de Binche avec le sentier des Gendarmes d'un côté et le sentier Botte de l'autre ;

    Plus loin, le chemin est coupé par le terril de Crachet (mont Ostène)10. La limite des communes de Frameries et de Cuesmes passe au travers du terril en suivant le tracé de l’ancien chemin.

    En contrebas du terril, il en subsiste un petit tronçon de moins de 100 mètres, près de la chaussée de Cuesmes à Frameries (N544), qui est appelé Chemin de Binche ;

    Il continue sous ce nom au -delà de la route provinciale (N544) ;

    A Ciply, il croise le diverticule de la chaussée romaine vers le Mont Héribus et Mons, au lieu-dit "le Noir Bolome" constitué de quatre chemins creux[11] (où paraît-il, on allait "parler" au Noir Bolome... [12])

    il passe entre la maladrerie et Asquillies, se dirige entre Nouvelles et Harvengt; et de là, vers Harmignies, où il passe la Trouille au moulin d'Harmignies[13].

    Au Nord de Mons, à Nimy, un autre Vieux Chemin de Binche passe au flanc du Mont Saint-Lazare, et de là, jusqu'à l'orée du bois d'Havré.

    Formait-il la liaison entre les deux tronçons de la chaussée Brunehaut Bavay-Ninove, en prolongation de la rue Léon Save et du chemin de Bethléem ?

     

    Bruno VAN MOL

    Jemappes Passé-Présent.

     

     

    [1]    LAURENT Emmanuel, Une route préhistorique : le vieux chemin de Binche à Valenciennes, dans Revue de l'Association touristique de Wallonie, avril-mai 1957, cité par LEWUILLON I., L'histoire oubliée de la vallée de Hanneton à Boussu, in Annales du Cercle d'histoire et d'archéologie de Saint-Ghislain et de la région, tome VI, 1983, p. 402-403.

    [2]     Sur les cartes militaires françaises de Roussel et de Saint-Paul, dressées en 1691 (siège de Mons par Louis XIV) et 1692 (refonte des fortifications de Mons par Vauban) conservées dans les dépôts d'archives du Service Historique de l'Armée de Terre à Vincennes, près de Paris, il est appelé "chemin de Valencienne".

    Après le pont, le chemin se divise en deux branches : celle du Nord se dirige vers la place de Quaregnon d’où il est possible de rejoindre Mons soit par Jemappes via le chemin appelé « de Valencienne », soit par Cuesmes via la rue de Flénu (« le Campiau »).

    Ces cartes ont été publiées dans l'ouvrage collectif Le siège de Mons par Louis XIV, Crédit Communal, Bruxelles, 1991.

    [3]     CAPOUILLEZ M. & LEWUILLON I., A la découverte des rues de Boussu, Conseil Culturel communal de Boussu, 1984, p. 22.
    [4]     Ibidem, p. 62.

    [5]     BROUX Willy et Marcel, Routes romaines et vertes chaussées en Gaule Belgique, Editions Techniques et Scientifiques, Bruxelles, 1981.

    [6]     D'après Emmanuel LAURENT dans Wasmes au fil du temps, p.72-73.
    [7]     D'après l'édition de 1854 de la carte de Vandermaelen au 20.000e.

    [8]    Sur une carte de la région de Mons au 1/28.800e conservé à Vincennes, SHAT, Archives du Génie, art. 14, n° 5.

    [9]     AUQUIER André, Histoire du nom des rues de Quaregnon-Wasmuel, Collection Notre Passé, 1991, p.30.
    [10]    Selon AUQUIER André, p. 10, la rue Edouard Anseele était autrefois aussi appelée Vieux chemin de Mons à Valenciennes, puis chemin de Valenciennes).
    Elle fait suite au chemin du Campiau qui mène à Flénu et à Cuesmes et de là, à Mons. Ce n'était pas un chemin facile car fort pentueux mais probablement praticable en toute saison alors que le chemin plus plat par Jemappes longeait les berges de la Trouille qui devaient être difficiles en hiver.
    [11]    Bien visible sur la carte de Vandermaelen, édition de 1854.

    [12]    Bolome = Bonhomme = le Diable.

    On lui sacrifiait une poule noire à l'abri des regards indiscrets, puisqu'il était toujours possible de s'enfuir par un des trois autres chemins creux s'il survenait quelqu'un : souvenir recueilli auprès de  Pierre Ruelle, ancien professeur à l'ULB (décédé en 1990 ?)

    [13]    Voir la carte de Vandermaelen, édition de 1854.