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Le canon de Jemappes a une histoire bien curieuse

En 1934, Monsieur Arsène Bruniau, ancien instituteur en chef à l’école du Cambry à Wasmes achète un terrain de 5 ares sis aux confins des rues de Pâturages...

En 1934, Monsieur Arsène Bruniau, ancien instituteur en chef à l’école du Cambry à Wasmes achète un terrain de 5 ares sis aux confins des rues de Pâturages et du Dragon, face à la place dite Elisée Fauviau. Celui-ci était occupé par une grotte dédiée à la Vierge et une butte boisée au sommet de laquelle était située la pièce de canon sur son affût. Lors des travaux de terrassement effectués pour la construction de la maison (N° 133) sur ce terrain, la pièce fut descendue et enterrée sur la terre voisine qui fut aussi achetée en 1955, aux héritiers de Mlle Harmant par Monsieur Bruniau pour agrandir sa propriété.

En effectuant cette année-là des travaux sur cette nouvelle partie, le canon fut retrouvé et donné par A. Bruniau à un ouvrier qui le nettoya pour le vendre. Gérard Dumortier, conservateur de la maison du folklore à Wasmes ne pût obtenir de son administration communale la somme nécessaire pour acheter le canon, c’est celle de Jemappes qui l’obtint et le plaça sur un socle de béton contre la façade de l’hôtel de Ville à gauche de l’entrée principale.

Vers 1975, des réparations devant être apportées à la façade et au trottoir, le canon fut enlevé de son socle et conduit au dépôt communal situé entre les rues du Marais et des Trois Crampons, où il est toujours. La ville de Mons se propose de l’installer sur le site du coq. II est en fer coulé et mesure 2,35 mètres de longueur. L’ouverture à la gueule est de 9,5 centimètres de diamètre.

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Quelques inscriptions figurent sur le tenon du support droit : 6 P - 17.1.0 - 1750. Il aurait servi lors de la bataille de Jemappes.

Marie Harmant, fille d’un ingénieur des mines, occupait la maison n° 131 construite en 1840 et située à la rue de Pâturages sur une partie du terrain où fût retrouvé l’engin. Elle fit don de sa maison à la fabrique d’église de Notre-Dame de Wasmes pour la réalisation d’un dispensaire ; depuis cette demeure est devenue la vicairie. Derrière, se trouve la chapelle Sainte-Bernadette (rue du Dragon) érigée en 1942 sur un terrain offert par la généreuse demoiselle.

Depuis 2014, le canon se trouve à Mons pour être exposé au « Mons Memorial Museum » à la Machine à Eaux.

 

Sources : Raymond G.W. Mahieu

Extrait du livre de « La bataille de Jemappes »

 

 

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