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La charte de Jemappes de l’an 1328

Notre localité fut jusqu’à la révolution française, une seigneurie du comte de Hainaut...

charte.jpgNotre localité fut jusqu’à la révolution française, une seigneurie du comte de Hainaut. Cet état de chose impliquait, de part et d’autre, des privilèges et des obligations.

Un document fondamental, différent d’une commune à l’autre, faisait autorité en la matière ; Cela s’appelait une charte. Jemappes eut la sienne le 16 avril 1328. Elle précisait les droits et devoirs de la mairie et de l’échevinage en matière d’élevage et de culture et avait pour objet de sauvegarder les intérêts des paysans, de pourvoir à la police des campagnes et, surtout, de régler les usages entre administrés.

Une des clauses faisait obligation à la seigneurie de bâtir une maison pour tout homme ou femme né à Jemappes et soupçonné d’être atteint de la maladie de Saint-Ladre, c’est-à-dire la lèpre. Cette bâtisse était brulée après le décès des malades.

En outre, il devait leur fournir un manteau gris, pour être reconnus, une besace pour recueillir les dons de la charité et une sonnette pour se signaler.

Des documents de 1452 mentionnent deux sentiers aux appellations significatives : la roïe de la maladraie, derrière le Fort-Mahon et la voie de la maladraie, touchant au chemin du Genestrois, celle-ci était encore appelée « l’erwelle à leups ».

Tenant compte de la situation et du nom de ces chemins, on peut déduire que la maladraie se situait en plein champ, à mi-distance entre le Fort-Mahon de Jemappes et l’emplacement de la station de Flénu.

Voir la deuxième partie (la traduction)

Sources : Maurice Flamecourt

Ouvrage personnel de recherches (non édité)

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