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Le village se structure

Le document ancien le plus concret date de 1279 ; c’est une véritable peinture écrite de notre petite cité, sur son aspect et ses manières de vivre.

Le document ancien le plus concret date de 1279 ; c’est une véritable peinture écrite de notre petite cité, sur son aspect et ses manières de vivre.

Ainsi donc il y avait à Jemappes à cette époque 46 courtils, c’est-à-dire 46 maisons avec jardin clôturé, ce qui correspondait à 250 habitants environ. La plupart des habitations était des cabanes construites en bois ou en paille et recouvertes de chaume. Plantées à fleur de sol, elles formaient le centre d’un jardin entouré de sa haie.

Parfois, cette petite demeure ne comportait qu’une seule pièce, ce qui ne l’empêchait pas d’être agréable. En général, l’entrée se faisait par un escalier montant de quelques marches pour s’opposer au ruissèlement des eaux.

Les occupants des courtils – ou cortilliers – se livraient à la culture et à l’élevage ; Elevage des porcs pour leur consommation personnelle, élevage des moutons par obligation envers le comte à qui revenait la laine. Outre cet impôt en nature, les paysans de Jemappes étaient redevables annuellement d’une livraison de céréales, de vingt-quatre deniers et de quatre poulets bien dodus.

Chaque courtils avait une dénomination, un titre, provenant soit du nom du cortillier, soit du paysage environnant. Sur les quarante-six existants chez nous, on n’en a retenu qu’une dizaine…datant de plusieurs siècles plus tard. Parmi ceux-ci : le courtil «Messire Nicaise » (1439), le courtil « Buroit » (1538) vers la Trouille et le chemin de Jemappes à Cuesmes, le courtil « au pont » (1484) près de la Trouille, le courtil « Croiset » (1486) donnant à la ruelle allant à la Trouille, etc.

Même si ces noms ne sont guère évocateurs et désignés de manière peu suffisante on peut néanmoins observer que les usagers s’installaient de préférence près d’un point d’eau, malgré les risques d’inondation. C’est de toute évidence la partie basse du village qui s’est formée en premier lieu.

 Sources : Maurice Flamecourt

Ouvrage personnel de recherches (non édité)

 M.G. Jouret « Histoire de Mons et du pays de Mons (les origines)»

Imprimerie provinciale

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