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Le six novembre 1792, avec Dumouriez, Jemappes entre dans l’histoire

Le trois novembre 1792, les Français débouchèrent devant le moulin de Boussu...

Le trois novembre 1792, les Français débouchèrent devant le moulin de Boussu, par Thulin. Dumouriez ordonnait la manœuvre depuis son quartier général d’Onnaing et il voulait que son avant-garde, commandé par Beurnonville, repousse l’ennemi posté sur les hauteurs de Boussu.

L’avant-garde de Beurnonville comprenait la légion belge et les hussards de Chamborant. Cette légion belge recrutait en France des volontaires belges, mélange d’idéalistes et de têtes brulées. La légion comptait un bon millier d’hommes (plus tard deux mille cinq cents) dont de nombreux Borains et des Jemappiens ainsi commis à la conquête, ou à la libération de la terre qui les avait vu naître. Parmi eux : Brihay, Grard, Leroy, Ducobu, Florent, Hallot, Deschamps… les deux derniers furent même nommés capitaines, un grade que Deschamps ne porta que jusqu’au Mont Cassel où on le retrouva criblé de balles le 29 avril 1794.1792

Mais revenons à novembre 1792… les volontaires belges désireux sans doute de se mettre en évidence, attaquèrent les hauteurs de Boussu sans ordre, ce qui leur valut d’être repoussés avec perte et tracas par les hussards autrichiens. Cette défaite au début d’une bataille dont il mesurait l’importance effraya Dumouriez, qui résolut de … l’effacer au plus tôt. Le général ordonna à Dampierre d’appuyer Beurnonville pour un nouvel assaut ; cette fois rien ne put résister et tous les postes furent emportés à la baïonnette. Le 5 novembre au soir, les Français se retrouvaient face aux autrichiens, retranchés sur les hauteurs de Mons.

Guidés par des Jemappiens, les Français tournent les Autrichiens.

Le quartier général autrichien considérait son flanc droit comme absolument protégé et, à première vue, il avait raison : la Haine et infranchissable à gué, les prairies la bordant s’assimilait à des marécages et puis il y avait les retranchements de Jemmapes et sept compagnies franches. Bref, il s’agissait du point fort d’une position forte. Mais avec les Français, il y avait des gens du pays borain. Se retrouvant en pays de connaissance, ils n’eurent aucune peine à se faire aider par ceux du pays. Des habitants du quartier du Marais vinrent donner un coup de pouce décisif à Dumouriez.

Il y avait Charles Mathieu, Godefroid, Daniel, Ghislain et un nommé Quenon. Ces Jemappiens guidèrent trois bataillons français, les aidant à franchir la Haine au moyen d’une grande barque, d’échelles et de planches. Les Français pénétrèrent ainsi dans Jemappes par le nord.

  

Sources : Alain Audin et Charles Cambier « Au pays de la Haine »

Histoire, légendes et figures des bourgs du couchant de Mons

(Document consultable à la bibliothèque)

 

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